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La Magie de Tanabata

  • Mélanie Bruniaux
  • 15 juin
  • 2 min de lecture

Un lien invisible unit les peuples de tous les temps et de toutes les latitudes : le besoin de lever les yeux vers le ciel nocturne, de chercher des réponses parmi les constellations et de confier nos souhaits au vent. Nous quittons les rivages maritimes d’Irlande, d’Écosse et d’Angleterre pour voyager vers le pays du Soleil-Levant. La nuit du septième jour du septième mois, on célèbre Tanabata; la fête japonaise des Étoiles.



La Légende d'amour de deux étoiles


Fermez les yeux un instant. Imaginez un temps lointain, où le ciel n'était pas une simple étendue obscure, mais une cour resplendissante peuplée de divinités, de tisserands de rêves et de gardiens des étoiles. Là-haut, sur la rive orientale de l'Amanogawa – la majestueuse Voie lactée – vivait Orihime (l'étoile Véga), la Princesse Tisserande. Jour après jour, sur son métier à tisser magique, elle tissait des étoffes d'une beauté indescriptible : des fils de nuages ​​dorés, des teintes de crépuscule et des lueurs d'aurores boréales. Son œuvre habillait toutes les divinités célestes, mais son cœur était mélancolique et solitaire.


Tout changea le jour où son père, le Roi Céleste Tentei, la présenta à Hikoboshi (l'étoile Altaïr), un jeune berger qui gardait les bœufs célestes. Ce fut le coup de foudre ; ils s'aimèrent d'un amour si pur et si intense que le reste de l'univers s'évanouit. Orihime cessa de tisser les robes des dieux. Hikoboshi oublia son troupeau, qui se mit à errer, perdu parmi les constellations. Furieux de ce désordre cosmique, le Roi Tentei décida deles punir. D'un geste sévère, il sépara les amants, les bannissant à jamais sur les rives opposées de l'immense Fleuve Céleste. Les courants argentés de l'Amanogawa étaient trop impétueux pour être traversés. Ils ne pouvaient que se contempler de loin, tels deux étincelles prisonnières des ténèbres.



Les pleurs d'Orihime étaient si désespérés et incessants que, touché par sa douleur infinie, le Roi leur accorda une unique rencontre : la septième nuit du septième mois. Depuis lors, chaque année à cette date, une immense nuée de pies s'élève de la Terre et prend son envol vers le ciel. Ailes contre ailes, les petits oiseaux créent un pont magique et flexible au-dessus des eaux tumultueuses du Fleuve Céleste. Sur ce pont de plumes, Orihime (l'étoile Véga) et Hikoboshi (l'étoile Altaïr) se précipitent l'un vers l'autre pour une étreinte qui ne dure qu'une nuit, avant d'attendre à nouveau une année entière.


Traditons


Durant cette nuit magique, un rituel poétique se répète dans tout le Japon. On écrit des poèmes, des prières ou de courts vœux sur des bandes de papier coloré appelées tanzaku. Les Tanzaku sont ensuite suspendus aux branches de fins bambous. Le bruissement du vent dans les feuilles se transforme en une mélodie qui porte les vœux directement vers les étoiles, dans l'espoir que les deux amants célestes protègent les rêves confiés.


Utagawa Kuniyoshi, ‘The Seventh Month’ from the series ‘Children’s Games of the Five Festivals
Utagawa Kuniyoshi, ‘The Seventh Month’ from the series ‘Children’s Games of the Five Festivals
Hiroshige, "The cityfl ourishing, Tanabata festival, 1857
Hiroshige, "The cityfl ourishing, Tanabata festival, 1857



















  • Et vous, avez-vous un vœu à confier aux étoiles ?


  • Si vous pouviez composer votre propre tanzaku, quel espoir confieriez-vous au vent ?


Laissez-vous bercer par la magie du ciel et continuez à rêver.



Con un abbraccio de notes lumineuses,

Anima Keltia


SOURCES:



 
 
 

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Photo's of  Irene Reffo, Bruna Zavattiero. 

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